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Rédaction A+ PERMIS BÉNIN
Équipe éditoriale de l'application A+ PERMIS BÉNIN
Les premiers secours à l'examen du code tiennent en trois mots, dans cet ordre : protéger, alerter, secourir. Le manuel du candidat y ajoute quelques réflexes précis : baliser sans barrer la route, donner trois informations aux secours, ne rien faire boire au blessé. Voici la méthode et les pièges des questions.
Les premiers secours à l'examen du code reposent sur une règle courte : protéger, alerter, secourir, dans cet ordre. Le reste, ce sont des réflexes simples que le manuel du candidat fait vérifier par des questions souvent piégées. Bonne nouvelle : ces réflexes servent aussi le jour où vous serez témoin d'un accident.
Une précision avant de commencer. Cet article s'appuie sur le manuel du candidat à l'examen du permis de conduire, publié en 2011 par la Direction générale des transports terrestres (DGTT). C'est le document officiel le plus complet trouvé sur le sujet. Il ne remplace pas une vraie formation aux premiers secours, et nous ne décrivons ici aucun geste médical au-delà de ce que dit le manuel.
Pourquoi les premiers secours à l'examen du code comptent-ils ?
Parce qu'un conducteur est souvent le premier à arriver sur un accident. Ce qu'il fait dans les premières minutes peut éviter un second choc et faire gagner du temps aux secours.
Dans le manuel de 2011, le secourisme occupe une partie du chapitre VI, consacré aux infractions, à l'incivisme et au secourisme. Ce chapitre compte 136 questions, de la numéro 508 à la numéro 645, et mêle l'alcool, la fatigue, l'accident et les premiers secours.
L'enjeu dépasse l'examen. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 1,16 million de personnes meurent chaque année dans un accident de la route dans le monde. Le profil de l'OMS consacré au Bénin indique aussi que le pays s'est fixé un délai cible de 15 minutes entre un accident grave et les premiers soins professionnels. Tant que ces secours ne sont pas là, ce sont les témoins qui comptent.
Retenez un point pour vos révisions : rien n'indique que les questions du manuel forment la banque officielle de l'examen actuel. Ce sont des questions d'entraînement, utiles pour vérifier que vous maîtrisez la règle.
Dans quel ordre agir : protéger, alerter, secourir ?
Toujours dans cet ordre : protéger, puis alerter, puis secourir. Le manuel pose la question directement, avec trois propositions qui mélangent les verbes. Une seule est juste : « Protéger, alerter et secourir ».
La logique de cet ordre est facile à retenir :
- Protéger d'abord, parce qu'un accident en cache souvent un autre : un véhicule qui arrive trop vite peut percuter les victimes, et vous avec.
- Alerter ensuite, parce que les secours professionnels sont les seuls à pouvoir soigner vraiment. Plus l'appel est rapide, plus ils arrivent tôt.
- Secourir enfin, en attendant leur arrivée, avec des gestes simples qui n'aggravent pas l'état du blessé.
Attention au piège de la question voisine. Le manuel en propose une autre version où aucune des propositions n'est dans le bon ordre (« secourir, alerter et protéger », par exemple). La bonne réponse est alors « rien de tout ce qui précède ». Lisez donc chaque proposition jusqu'au bout avant de cocher.
Comment protéger les lieux d'un accident ?
En les balisant pour éviter un second accident, sans barrer complètement la route. C'est la définition que retient le manuel : protéger, c'est signaler le danger aux autres usagers, pas bloquer la circulation ni dégager toute la chaussée.
Selon le manuel de 2011, on balise un lieu d'accident avec les triangles de présignalisation, placés au moins à 30 mètres. Pour signaler un véhicule arrêté sans triangle, le manuel indique d'utiliser les feux de détresse. Cette distance date de 2011 : c'est la réponse attendue dans les questions du manuel, mais aucun texte béninois plus récent ne les a confirmés à ce jour.

Sur le terrain, quelques réflexes de bon sens complètent ces règles (ils ne viennent pas d'un texte béninois) :
- garez-vous après l'accident, hors de la chaussée si possible, et allumez vos feux de détresse ;
- avant de sortir, regardez derrière vous : sur une route à grande circulation, la portière est un danger ;
- la nuit ou sous la pluie, redoublez de prudence, car les autres conducteurs vous voient tard ;
- faites éloigner les curieux de la chaussée, surtout aux abords d'un carrefour chargé.
Ce dernier point compte beaucoup au Bénin. En ville, un accident attire vite du monde, à pied et à moto. Les attroupements sur la route créent eux-mêmes un risque. Pour les pièges de la circulation en ville, voyez notre article sur la conduite à Cotonou, et pour la visibilité réduite, celui sur la conduite de nuit et sous la pluie.
Comment alerter les secours, et que leur dire ?
En appelant les secours et en leur donnant trois informations, selon le manuel du candidat : le lieu précis de l'accident, le nombre et le type de véhicules impliqués, le nombre et l'état des blessés.
Chaque information a son utilité :
- Le lieu précis permet aux secours de vous trouver. Sur une route sans adresse, donnez un repère que tout le monde connaît : un carrefour, un marché, une station-service, le nom du village.
- Le nombre et le type de véhicules donnent une idée de la gravité : un choc entre un camion et une moto n'appelle pas les mêmes moyens qu'un accrochage entre deux voitures.
- Le nombre et l'état des blessés permettent d'envoyer assez de secours. Dites simplement ce que vous voyez : la personne parle ou non, respire ou non, saigne ou non.
Voici le piège classique de la question sur l'alerte. Parmi les propositions figure « le numéro d'immatriculation des véhicules impliqués ». Il semble utile, mais il ne fait pas partie des réponses attendues par le manuel. Les secours ont besoin de savoir où aller et quoi apporter, pas d'identifier les véhicules.
Et quel numéro composer ? Le profil de l'OMS consacré au Bénin relève qu'il n'existe pas de numéro unique d'urgence, mais plusieurs numéros nationaux. Le bon réflexe est donc de préparer l'alerte avant d'en avoir besoin : renseignez-vous auprès de votre auto-école ou des autorités de votre commune, et enregistrez les numéros des sapeurs-pompiers et de la police dans votre téléphone.
Enfin, ne téléphonez pas en conduisant : arrêtez-vous en sécurité avant d'appeler, ou confiez l'appel à un passager.
Comment secourir un blessé sans aggraver son état ?
En restant près de lui, en le bougeant le moins possible et en ne lui donnant rien à boire. Le manuel du candidat insiste sur ces gestes simples, qui ne demandent aucun matériel.
Les réponses attendues par le manuel sont les suivantes :
- Ne rien donner à boire. Même si le blessé le réclame, on ne lui donne ni eau, ni jus, ni alcool. La seule bonne réponse est « je ne lui donne rien ».
- Remuer le blessé le moins possible. Pour le ramasser, le manuel demande de respecter l'axe tête-cou-tronc, c'est-à-dire de garder la tête, le cou et le dos alignés, sans jamais les tordre.
- Connaître les deux grands dangers. Selon le manuel, un blessé peut mourir avant l'arrivée des secours à cause d'une hémorragie (une perte de sang) ou d'une asphyxie (le manque d'air). La peur, proposée comme troisième réponse, n'en fait pas partie.
- Connaître la position latérale de sécurité (PLS). Le manuel la définit ainsi : la victime est couchée sur le côté, ce qui évite que la langue tombe en arrière et que le sang ou les vomissements encombrent les voies respiratoires.
Le manuel contient aussi des questions plus techniques sur les brûlures, les fractures ou le massage cardiaque. Pour ces gestes, une question d'examen ne suffit pas : ils s'apprennent avec un formateur, sur un mannequin, dans une formation aux premiers secours. Si vous n'êtes pas formé, votre rôle le plus utile reste de protéger, d'alerter et de rester auprès du blessé en lui parlant.
Porter secours est-il obligatoire ?
Oui, selon le manuel de 2011. À la question « Secourir un accident de la route est-il obligatoire ? », la réponse attendue est « oui », et non « facultatif ». Secourir ne veut pas dire jouer au médecin : baliser les lieux et alerter les secours, c'est déjà porter secours.
Le manuel traite aussi le cas du conducteur impliqué dans l'accident. Ne pas s'arrêter après un accident matériel ou corporel qu'on a causé, c'est commettre un délit de fuite. D'après la question voisine, le simple témoin n'est pas concerné par ce délit, mais, selon le manuel, il doit toujours porter secours.
Un dernier point pour les futurs conducteurs professionnels : selon le manuel, une boîte de premiers secours est obligatoire dans les véhicules de transport en commun.
Quels pièges reviennent dans les questions de secourisme ?
Quatre pièges reviennent souvent. Chacun se déjoue avec une règle déjà vue.
- L'ordre des trois verbes. Les propositions mélangent protéger, alerter et secourir. Seul l'ordre « protéger, alerter, secourir » est juste, et si aucune proposition ne le donne, cochez « rien de tout ce qui précède ».
- La réponse qui semble généreuse. Offrir de l'eau à un blessé qui a soif paraît gentil, mais c'est faux. Même logique pour le mettre debout ou le porter sur le dos : on le bouge le moins possible.
- L'information en trop. Dans le message d'alerte, le numéro d'immatriculation est un intrus.
- Plusieurs bonnes réponses. Les causes de décès avant les secours sont deux (hémorragie et asphyxie), pas une. Jugez chaque proposition séparément.
Comme pour les autres thèmes, la vitesse de lecture compte. S'entraîner en conditions réelles avec des examens blancs chronométrés aide à repérer ces pièges sans stress. Pour la méthode générale, relisez aussi nos conseils pour réussir l'examen du code de la route au Bénin.
À retenir
- Sur un accident : protéger, alerter, secourir, toujours dans cet ordre.
- Protéger, c'est baliser les lieux (triangles, à défaut feux de détresse), sans barrer la route.
- Pour alerter : lieu précis, nombre et type de véhicules, nombre et état des blessés.
- Ne rien donner à boire à un blessé, le bouger le moins possible, respecter l'axe tête-cou-tronc.
- Selon le manuel, porter secours est obligatoire, et un conducteur impliqué qui s'enfuit commet un délit de fuite.
Pour ancrer ces réflexes, révisez les questions de secourisme dans l'application A+ PERMIS BÉNIN, disponible hors connexion et avec l'audio en langues locales.
Sources
- Direction générale des transports terrestres, Manuel du candidat à l'examen du permis de conduire, édition 2011, chapitre VI, questions 524, 532, 534, 535, 537, 538, 550, 554, 559, 561, 573, 606, 607 et 635, et chapitre X, question 751 (document imprimé, non publié en ligne)
- Organisation mondiale de la santé, Traumatismes dus aux accidents de la route, principaux repères : https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/road-traffic-injuries (consulté le 29 septembre 2026)
- Organisation mondiale de la santé, Global status report on road safety 2023, profil pays du Bénin : https://www.who.int/publications/m/item/road-safety-ben-2023-country-profile (consulté le 29 septembre 2026)
Questions fréquentes
Dans quel ordre agir sur un lieu d'accident ?
Protéger, alerter, secourir, toujours dans cet ordre. Le manuel du candidat pose cette règle et la teste avec des propositions qui mélangent les trois verbes. Protéger d'abord évite un second accident, alerter fait venir les secours, secourir vient ensuite. Dans les questions du manuel, toute réponse qui commence par secourir ou alerter est fausse.
Quelles informations donner quand on alerte les secours ?
Trois informations, selon le manuel du candidat : le lieu précis de l'accident, le nombre et le type de véhicules impliqués, le nombre et l'état des blessés. Le numéro d'immatriculation des véhicules ne fait pas partie des réponses attendues. Parlez calmement et répondez aux questions de votre interlocuteur.
Peut-on donner de l'eau à un blessé qui a soif ?
Non. Selon le manuel du candidat, on ne donne rien à boire à un blessé de la route, ni eau, ni jus, ni alcool, même s'il le réclame. Restez près de lui, parlez-lui, bougez-le le moins possible et attendez les secours. À l'examen, la seule bonne réponse est de ne rien lui donner.
Porter secours après un accident est-il obligatoire ?
Oui. Le manuel du candidat répond que secourir les victimes d'un accident de la route est obligatoire, et non facultatif. Secourir ne veut pas dire faire des gestes médicaux risqués : protéger les lieux et alerter les secours, c'est déjà porter secours. Selon le manuel, un conducteur impliqué qui s'enfuit commet aussi un délit de fuite.

