
· 8 min de lecture
Rédaction A+ PERMIS BÉNIN
Équipe éditoriale de l'application A+ PERMIS BÉNIN
Les questions à plusieurs bonnes réponses représentent plus d'une question sur trois du manuel du candidat. Pour ne plus vous tromper, jugez chaque proposition séparément, vraie ou fausse, ne vous arrêtez jamais à la première bonne réponse, et relisez l'ensemble avant de valider.
Les questions à plusieurs bonnes réponses font perdre des points à des candidats qui connaissent pourtant la règle. Dans le manuel du candidat, plus d'une question sur trois en contient. La solution tient en une méthode simple : juger chaque proposition séparément, cocher toutes celles qui sont vraies, puis relire avant de valider.
Cet article est un article de méthode : il ne décrit pas de règle nouvelle, mais une façon de lire les questions qui vaut pour tout le programme.
Les questions à plusieurs bonnes réponses sont-elles fréquentes ?
Oui, très. Dans le manuel du candidat à l'examen du permis de conduire (édition 2011 de l'ancienne Direction générale des transports terrestres), 340 questions sur 918 ont plusieurs bonnes réponses. Cela représente 37 % des questions, un peu plus d'une sur trois.
Ce manuel date de 2011 et la banque de questions de l'examen actuel n'est pas publiée. La proportion exacte le jour de l'épreuve n'est donc pas connue. Retenez l'ordre de grandeur : ce type de question n'a rien d'exceptionnel.
L'enjeu est réel. La note minimale au code est de 14 sur 20, selon la brochure officielle de 2020, et l'arrêté de mai 2026 la maintient selon la presse. Lors d'une session observée à Parakou en 2021, l'épreuve comptait 20 questions à choix multiples sur smartphone. Après la réforme, l'examen théorique reste numérique selon la presse, mais le nombre actuel de questions n'est confirmé par aucune source officielle récente. Avec un tel seuil, quelques erreurs d'inattention suffisent à faire échouer. Sur une épreuve de 20 questions comme celle de Parakou, viser 14 bonnes réponses laisse une marge de 6 erreurs : quelques cases oubliées sur des questions à réponses multiples peuvent suffire à l'épuiser.
L'épreuve est dématérialisée depuis 2021, et l'examen théorique reste numérique après la réforme selon la presse : vous répondez sur un écran. Sans feuille ni brouillon pour barrer les propositions fausses, le tri se fait dans la tête, d'où l'intérêt d'automatiser la méthode avant le jour J.
Comment une réponse incomplète est-elle comptée ?
Nous ne le savons pas avec certitude : aucune source officielle consultée ne décrit la façon dont l'examen note une question à plusieurs réponses. Points partiels ou non, le règlement n'est pas publié en ligne.
Par prudence, entraînez-vous avec une règle stricte : une question n'est réussie que si vous cochez toutes les bonnes propositions et aucune fausse. Si l'examen se montre plus indulgent, tant mieux. S'il ne l'est pas, vous serez prêt.
Quelle méthode appliquer pour ne plus se tromper ?
La méthode tient en cinq étapes. Elle demande quelques secondes de plus par question au début, puis devient un réflexe.
1. Lire la question jusqu'au bout
Lisez l'énoncé en entier avant de regarder les propositions. Repérez le sujet exact : qui est concerné (le conducteur, le passager, tous les usagers) et dans quelle situation (en agglomération, de nuit, à un carrefour).
Une question sur « les occupants » d'un véhicule ne porte pas seulement sur le conducteur. Ce détail suffit souvent à ouvrir la porte à une deuxième bonne réponse.
2. Juger chaque proposition comme un vrai ou faux
C'est le cœur de la méthode. Ne comparez pas les propositions entre elles pour choisir « la meilleure ». Prenez-les une par une et demandez-vous : cette phrase, seule, est-elle vraie ?
Si deux propositions sont vraies, vous cochez les deux. Le nombre de cases dépend de votre raisonnement, pas d'une supposition sur ce que l'examinateur attend.
3. Ne pas s'arrêter à la première bonne réponse
Le réflexe à éviter consiste à cocher la première proposition juste, puis à passer à la suite. Sur une question sur trois environ, il en reste au moins une autre à cocher.
Obligez-vous à lire toutes les propositions, même quand la première vous semble évidente.
4. Se méfier des propositions trop larges ou trop étroites
Une proposition peut être presque juste. Comparez-la à la règle exacte que vous connaissez : manque-t-il une condition, une exception, une catégorie d'usagers ? Une réponse « toujours » ou « jamais » n'est ni vraie ni fausse par principe : elle doit correspondre à la règle.
5. Relire l'ensemble avant de valider
Avant de valider, relisez la question et vos cases cochées ensemble. Vérifiez que chaque case cochée est vraie, et que chaque case vide est fausse. Cette dernière vérification rattrape beaucoup d'oublis.
Quels indices doivent vous alerter ?
Aucun indice ne garantit qu'une question a plusieurs bonnes réponses, mais certains énoncés doivent vous rendre plus attentif :
- l'énoncé vise un groupe de personnes : « les occupants », « les usagers », « qui doit... » ;
- l'énoncé demande une liste : des documents, des équipements, des comportements à adopter ;
- les propositions ne s'excluent pas entre elles : « le conducteur » et « le passager » peuvent être vrais en même temps, alors que deux chiffres différents pour une même règle ne le peuvent pas.
À l'inverse, méfiez-vous du piège opposé : cocher toutes les cases « par sécurité ». Une case fausse cochée en trop est une erreur au même titre qu'une bonne réponse oubliée, si l'examen applique la règle stricte que nous recommandons pour l'entraînement.
À quoi ressemble une question à plusieurs réponses ?
Voici trois exemples construits pour l'entraînement, sur des règles sourcées. Ils ne reproduisent pas des questions officielles.
Exemple 1 : le casque à moto
Question : sur une moto en circulation, qui doit porter un casque attaché ?
- A. Le conducteur.
- B. Le passager.
- C. Personne, si le trajet est court et en ville.
Bonnes réponses : A et B. Selon le profil pays de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) publié en 2023, la loi béninoise impose le casque attaché au conducteur et au passager, sur tous les types de routes. Le candidat pressé coche A et oublie B. C'est justement le point faible sur la route : l'OMS relevait un taux de port de 2 % seulement chez les passagers.
Exemple 2 : la ceinture de sécurité
Question : dans une voiture, qui doit attacher sa ceinture sur un siège qui en est équipé ?
- A. Le conducteur.
- B. Le passager avant.
- C. Les passagers arrière.
Bonnes réponses : A, B et C. Le Bénin, partie à la Convention de Vienne sur la circulation routière depuis 2022, s'est engagé sur son article 7 : la ceinture est obligatoire pour le conducteur et les passagers, sur les sièges qui en sont équipés, sauf exceptions prévues par la loi nationale.
Exemple 3 : les documents à présenter lors d'un contrôle
Question : lors d'un contrôle routier, quels documents le conducteur d'une voiture doit-il pouvoir présenter ?
- A. Le permis de conduire.
- B. La carte grise.
- C. L'attestation d'assurance.
- D. Le certificat de visite technique.
Bonnes réponses : A, B, C et D. Le manuel du candidat de 2011 cite ces quatre documents. C'est typiquement une question « liste » : le candidat qui coche seulement le permis, parce que c'est la réponse qui lui vient en premier, perd la question.
Dans les trois cas, la méthode du vrai ou faux évite le piège : chaque proposition, prise seule, est vraie ou fausse, quel que soit le nombre de bonnes réponses.
Comment s'entraîner pour que la méthode devienne un réflexe ?
En l'appliquant sur des séries complètes, dans les conditions de l'examen. Trois habitudes aident :
- faites des examens blancs chronométrés, pour appliquer la méthode sous la pression du temps, comme l'explique notre article sur l'intérêt des examens blancs chronométrés ;
- notez vos erreurs sur ces questions et classez-les : oubli d'une bonne réponse, ou case fausse cochée en trop ; notre article sur le suivi de votre progression montre comment exploiter ce relevé ;
- revoyez les thèmes où vous oubliez le plus souvent une réponse, par exemple les panneaux qui piègent à l'examen.
Pour une vue d'ensemble de la préparation, lisez aussi nos conseils pour réussir l'examen du code de la route au Bénin, et retrouvez les autres articles de la rubrique Préparer son permis.
À retenir
- Dans le manuel du candidat, 37 % des questions ont plusieurs bonnes réponses.
- Jugez chaque proposition seule, comme un vrai ou faux, et cochez toutes celles qui sont vraies.
- Ne vous arrêtez jamais à la première bonne réponse.
- La notation d'une réponse incomplète n'est pas publiée : visez toujours la réponse complète.
- Relisez question et cases cochées avant de valider.
Pour appliquer cette méthode sur des séries complètes, même sans connexion, téléchargez l'application A+ PERMIS BÉNIN et lancez un examen blanc.
Sources
Pages consultées le 28 septembre 2026.
- Manuel du candidat à l'examen du permis de conduire, Direction générale des transports terrestres, édition 2011 (document papier et PDF, non publié en ligne par l'ANaTT) : décompte des questions à plusieurs bonnes réponses, documents à présenter lors d'un contrôle.
- Présidence de la République, brochure « Tout savoir sur le permis de conduire au Bénin », octobre 2020 : https://www.gouv.bj/doc/174/download
- Bénin Web TV, 17 juillet 2026 (note de 14/20 après la réforme) : https://beninwebtv.com/permis-de-conduire-au-benin-un-parcours-de-formation-renforce
- Banouto, 17 juillet 2026 : https://www.banouto.bj/societe/article/20260717-permis-de-conduire-au-benin-pourquoi-le-gouvernement-change-les-regles
- Daabaaru, 12 août 2021 (session de Parakou, 20 questions sur smartphone) : https://daabaaru.bj/examen-de-permis-de-conduire-via-une-application-web-au-benin-la-reforme-innovante-du-gouvernement-porte-deja-ses-fruits-le-ca-anatt-parakou-eric-anago-apprecie/
- OMS, Global status report on road safety 2023, profil pays Bénin : https://www.who.int/publications/m/item/road-safety-ben-2023-country-profile
- Bénin TV, « Permis de conduire au Bénin : le système d'examen dématérialisé », 6 avril 2021 : https://www.youtube.com/watch?v=5sfK7LSE544
- Convention sur la circulation routière, Vienne, 1968, texte consolidé (article 7) : https://assets.publishing.service.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/679994/MS1.2018_CM9570__Convention_on_Road_Traffic_WEB.pdf
Questions fréquentes
Combien de questions du code ont plusieurs bonnes réponses ?
Dans le manuel du candidat de 2011, 340 questions sur 918 ont plusieurs bonnes réponses, soit 37 %, un peu plus d'une sur trois. La proportion exacte à l'examen actuel n'est pas publiée. Mieux vaut donc aborder chaque question en vous demandant si une deuxième, voire une troisième réponse est aussi juste.
Une question à plusieurs réponses rapporte-t-elle des points si on en coche une seule ?
Nous n'avons trouvé aucune source officielle qui explique comment l'examen compte une réponse incomplète. Par prudence, considérez qu'une question n'est réussie que si vous cochez toutes les bonnes propositions et aucune fausse. C'est l'objectif à viser dès vos premiers entraînements, pour ne dépendre d'aucune indulgence.
Comment savoir combien de réponses cocher ?
Vous ne pouvez pas toujours le deviner à la lecture. La méthode la plus sûre consiste à juger chaque proposition seule, comme une affirmation vraie ou fausse, puis à cocher toutes celles qui sont vraies. Le nombre de cases cochées découle alors de votre raisonnement, et non d'une supposition.
Comment s'entraîner aux questions à plusieurs bonnes réponses ?
En appliquant la méthode du vrai ou faux sur des séries complètes et chronométrées. Après chaque examen blanc, relevez vos erreurs sur ces questions et classez-les : bonne réponse oubliée ou case fausse cochée en trop. Vous verrez vite quel réflexe corriger, puis quels thèmes revoir en priorité.


