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Rédaction A+ PERMIS BÉNIN
Équipe éditoriale de l'application A+ PERMIS BÉNIN
La signification des panonceaux tient en une idée : ce petit panneau rectangulaire placé sous un grand panneau précise sa règle. Il indique à quelle distance elle commence, sur quelle longueur elle s'applique, quels véhicules elle vise ou à quel poids. Lire le grand panneau sans son panonceau, c'est lire la moitié du message.
Un triangle rouge annonce une chaussée rétrécie. Juste en dessous, un petit rectangle blanc porte « 200 m ». Ce petit rectangle est un panonceau, et il change la réponse attendue à l'examen. Voici la signification des panonceaux les plus courants, et la méthode pour ne plus vous faire piéger par ces petits panneaux.
Nous nous appuyons sur deux sources. D'abord la Convention de Vienne de 1968 sur la signalisation routière, un traité international auquel le Bénin a adhéré le 7 juillet 2022. Ensuite le manuel du candidat à l'examen du permis de conduire, publié en 2011 par la Direction générale des transports terrestres (DGTT), qui reste une référence d'entraînement. Aucun texte béninois récent consacré aux panonceaux n'a été trouvé à ce jour : les modèles posés au bord des routes peuvent donc différer par quelques détails.
Quelle est la signification des panonceaux ?
Un panonceau précise le panneau placé juste au-dessus de lui. Seul, il ne veut rien dire ; associé au grand panneau, il complète son message.
La Convention de Vienne parle de « panneaux additionnels ». Elle prévoit qu'ils servent à préciser la signification d'un panneau ou, pour un panneau de réglementation, à limiter sa portée à certaines périodes, à certains usagers ou à certains véhicules. Le manuel de 2011, lui, emploie le mot « panonceau » dans ses questions.
Concrètement, un panonceau peut vous dire :
- où la règle ou le danger commence (une distance) ;
- sur quelle longueur la règle s'applique (une étendue) ;
- qui est concerné (une catégorie de véhicules ou d'usagers) ;
- qui ne l'est pas (une exception, introduite par « sauf ») ;
- à partir de quel poids la règle s'applique ;
- quand elle s'applique (des jours ou des heures) ;
- de quel côté ou dans quel sens elle s'applique (une flèche).
Selon la Convention, ces petits panneaux ont un fond blanc ou jaune avec un bord foncé ou rouge, ou l'inverse : fond foncé et inscriptions claires. Ils sont placés sous le panneau principal. Pour certains modèles de panneaux de danger, l'indication peut aussi être portée directement dans le bas du panneau.
Comment lire un panonceau de distance ?
Un chiffre seul, sans flèche, indique la distance entre le panneau et le début du danger ou de la zone réglementée. Vous lisez « à » : le danger est à 200 mètres, pas ici.
La Convention l'appelle panneau additionnel H, 1. Le manuel de 2011 enseigne qu'un panneau de danger est placé à environ 50 mètres du danger en agglomération et à environ 150 mètres en rase campagne. Quand la distance réelle est différente, le panonceau vous la donne.
Deux questions du manuel de 2011 l'illustrent :
- Question 24 : le panneau de chaussée rétrécie par la droite accompagné de « 200 m » signifie « chaussée rétrécie par la droite à 200 m ». Les propositions « sur 200 m » sont fausses.
- Question 160 : un panneau de virages accompagné de « 500 m » annonce plusieurs virages à 500 mètres. La réponse « ralentissement » est également attendue : le panonceau ne supprime pas le réflexe du panneau de danger.
Le bon réflexe : vous ralentissez en voyant le panneau, puis vous vous préparez au danger qui arrive à la distance indiquée. Pour réviser la famille des triangles et leurs réflexes, consultez notre sélection des panneaux de signalisation à connaître pour l'examen.
Comment lire un panonceau d'étendue ?
Un chiffre encadré de deux flèches verticales indique la longueur de la zone concernée. Vous lisez « sur » : la règle commence au panneau et s'applique sur la distance indiquée.
C'est le panneau additionnel H, 2 de la Convention, qui indique « la longueur de la section dangereuse ou de la zone dans laquelle la prescription s'applique ». Le manuel de 2011 le fait travailler avec la limitation de vitesse :
- Question 181 : une limitation de vitesse commence à hauteur du panneau et concerne tous les véhicules.
- Question 183 : une limitation de vitesse accompagnée de « 300 m » commence au panneau et s'étend sur 300 mètres. La proposition « commence à 300 mètres » est fausse.
La logique est la même pour les interdictions : selon le manuel (question 158), une interdiction marquée par un panneau rond à bord rouge commence à hauteur du panneau. Le panonceau d'étendue ne déplace donc pas le début de la règle : il en fixe la fin.

Cette distinction entre « à » et « sur » est un piège classique. Avant de répondre, regardez s'il y a des flèches sur le panonceau : c'est ce détail qui décide. Pour le lien entre panneaux de vitesse et comportement au volant, lisez aussi notre article sur les distances de sécurité et les limitations de vitesse.
Comment un panonceau limite-t-il une règle à certains véhicules ?
En montrant le symbole d'une catégorie de véhicules ou d'usagers. La règle du grand panneau ne s'applique alors qu'à cette catégorie.
La Convention le prévoit expressément : un symbole de catégorie sur le panneau additionnel limite la règle à cette catégorie. À l'inverse, si une catégorie doit être exemptée, le panonceau porte son symbole avec la mention « sauf ». Les deux lectures sont opposées : lisez donc chaque mot.
Le manuel de 2011 applique la même logique dans deux questions, sans que sa version texte montre l'image :
- Questions 671 et 672 : la limitation de vitesse que le manuel désigne par le code B14-3 concerne uniquement les conducteurs de moto. Le manuel ne dit pas si cette restriction figure sur un panonceau ou sur le panneau lui-même ; retenez surtout le raisonnement : la règle existe, mais seulement pour la catégorie visée.
Au moment de répondre, posez-vous deux questions dans l'ordre. Que dit le grand panneau ? Puis : suis-je concerné, compte tenu du véhicule que je conduis ? Si la règle est réservée à une autre catégorie, elle ne vous vise pas, mais toutes les autres règles de la route continuent de s'appliquer.
Que signifie un poids écrit sur un panonceau ?
Un tonnage sous un panneau d'interdiction signifie que l'interdiction ne vise que les véhicules qui dépassent ce poids. En dessous, vous n'êtes pas concerné.
La Convention l'explique à propos du panneau « accès interdit aux véhicules affectés au transport de marchandises » : un chiffre de tonnage placé dans un panneau additionnel signifie que l'interdiction ne s'applique que si le poids maximal autorisé du véhicule, ou de l'ensemble, dépasse ce chiffre. Même logique pour les remorques.
Le manuel de 2011 contient aussi une question d'entraînement sur un panonceau lié aux remorques :
- Question 928 : la bonne réponse indique que ce panonceau concerne les véhicules qui tractent une remorque d'un poids total autorisé en charge (PTAC) de plus de 250 kilogrammes.
Prenez ce seuil comme une réponse d'entraînement tirée d'un manuel ancien, pas comme une règle béninoise confirmée : aucun texte récent consulté ne le reprend. Le PTAC est le poids maximal qu'un véhicule a le droit d'atteindre, chargement compris.

Quels panonceaux accompagnent le stationnement ?
Surtout des flèches, des longueurs, des jours ou des heures. Ils disent où commence l'interdiction, jusqu'où elle va et à quel moment elle s'applique.
Selon la Convention, les interdictions de stationner ne valent que du côté de la chaussée où se trouve le panneau. Sans autre indication, elles s'appliquent à partir du panneau et jusqu'à la prochaine route qui débouche sur la chaussée. Le manuel de 2011 enseigne la même règle pour l'arrêt et le stationnement interdits : à partir du panneau jusqu'à la prochaine intersection.
Un panonceau peut modifier ce découpage :
- une flèche indique le sens dans lequel l'interdiction s'applique ; la Convention prévoit des modèles distincts pour son début, sa répétition et sa fin ;
- une longueur limite l'interdiction à la distance indiquée ;
- des jours ou des heures restreignent l'interdiction à certaines périodes ;
- une durée indique au bout de combien de temps le stationnement devient interdit.
Avec un panonceau horaire, une même place peut être autorisée à certaines heures et interdite à d'autres : lisez-le avant de couper le moteur, près d'un marché de Cotonou comme ailleurs.
Existe-t-il d'autres panonceaux à connaître ?
Oui, mais ils sont moins fréquents à l'examen. La Convention en prévoit notamment un qui représente le schéma d'un carrefour : les bandes larges y figurent les routes prioritaires, les bandes fines les routes où il faut céder le passage ou marquer l'arrêt.
Ce panonceau sert quand la route prioritaire tourne au carrefour. Il vous évite de croire, à tort, que la priorité continue tout droit. Pour revoir les règles de priorité elles-mêmes, consultez notre article sur les priorités aux intersections et aux ronds-points.
Les panonceaux ne sont pas des panneaux d'indication. Un panneau de direction, rectangulaire lui aussi, se suffit à lui-même ; un panonceau n'existe que sous un autre panneau. Pour ne pas les confondre, revoyez notre guide des panneaux d'indication et de direction.
Comment ne plus se tromper à l'examen du code ?
En lisant toujours le panneau de haut en bas, puis en traduisant le panonceau par un mot simple. Cette méthode tient en quatre étapes :
- Identifiez le grand panneau : danger, interdiction, obligation, priorité ou stationnement.
- Repérez le panonceau : chiffre seul, chiffre entre deux flèches, symbole de véhicule, « sauf », poids, horaire ou flèche.
- Traduisez-le par un mot : « à », « sur », « seulement », « sauf », « au-delà de », « quand », « de ce côté ».
- Relisez chaque proposition de réponse avec cette traduction en tête : une même question peut attendre plusieurs bonnes réponses, comme « virages à 500 m » et « ralentissement ».
Entraînez-vous ensuite en conditions réelles : les examens blancs chronométrés vous habituent à repérer ces détails en quelques secondes, sans relire trois fois l'image.
Cette courte vidéo française présente les principaux panonceaux. Leurs codes et leurs modèles sont ceux de la France ; la logique de lecture, elle, est la même que celle décrite plus haut.
Pourquoi ces panonceaux ressemblent-ils à ceux d'autres pays ?
Parce qu'ils suivent un modèle international commun, celui de la Convention de Vienne sur la signalisation routière, à laquelle le Bénin a adhéré en 2022.
Une étude de sécurité routière de 2022, publiée par la Banque mondiale, relève aussi qu'en l'absence de normes béninoises spécifiques, les normes françaises sont largement utilisées au Bénin pour la signalisation. Les modèles précis retenus au Bénin restent à confirmer dans un texte national : les panneaux que vous verrez au bord de la route peuvent donc différer des dessins de cet article. Fiez-vous toujours à ce qu'indique le panonceau réellement posé.
À retenir
- Un panonceau précise toujours le panneau placé au-dessus de lui ; il ne s'utilise pas seul.
- Chiffre seul : « à » cette distance. Chiffre entre deux flèches : « sur » cette longueur, à partir du panneau.
- Un symbole de véhicule réserve la règle à cette catégorie ; « sauf » l'en exempte.
- Un poids signifie que la règle ne vise que les véhicules qui le dépassent.
- Le panonceau ne supprime pas le réflexe du grand panneau : devant un danger, on ralentit toujours.
Pour vous entraîner sur les panneaux et leurs panonceaux avec des séries et des examens blancs, même sans connexion, téléchargez l'application A+ PERMIS BÉNIN.
Sources
- Convention sur la signalisation routière, conclue à Vienne le 8 novembre 1968, article 8 et annexe 1, sections C et H (panneaux additionnels), texte français publié au Recueil systématique suisse (RS 0.741.20) : https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/1993/498_498_498/fr (consulté le 29 septembre 2026)
- Nations Unies, Collection des traités, état de la Convention sur la signalisation routière (Vienne, 1968) : https://treaties.un.org/Pages/ViewDetailsIII.aspx?src=TREATY&mtdsg_no=XI-B-20&chapter=11&Temp=mtdsg3&clang=_en (consulté le 28 septembre 2026)
- Direction générale des transports terrestres (DGTT), Manuel du candidat à l'examen du permis de conduire, édition 2011, chapitre I (généralités) et questions 24, 158, 160, 181, 183, 671, 672 et 928 (document imprimé, sans version en ligne officielle)
- SIRAT SA, rapport provisoire d'étude de sécurité routière, projet d'aménagement des voies d'accès et traversées de Cotonou, août 2022, publié par la Banque mondiale : https://documents1.worldbank.org/curated/en/099032024132522144/pdf/P18057917c8563016188f618a6b434efff4.pdf (consulté le 28 septembre 2026)
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un panonceau ?
C'est un petit panneau, en général rectangulaire, placé sous un panneau principal pour en préciser la règle. La Convention de Vienne de 1968, à laquelle le Bénin a adhéré en 2022, l'appelle « panneau additionnel ». Il indique une distance, une longueur, une catégorie d'usagers, un poids ou un horaire.
Quelle différence entre « à 200 m » et « sur 200 m » ?
« À 200 m » signifie que le danger ou la règle commence 200 mètres après le panneau : c'est un panonceau de distance, avec le chiffre seul. « Sur 200 m » signifie que la règle s'applique sur 200 mètres à partir du panneau : c'est un panonceau d'étendue, avec le chiffre encadré de flèches.
Un panonceau peut-il limiter une interdiction à certains véhicules ?
Oui. Selon la Convention de Vienne, un symbole de véhicule sur le panonceau réserve la règle à cette catégorie, et la mention « sauf » suivie d'un symbole l'en exempte. Lisez donc chaque mot du panonceau : « seulement » et « sauf » donnent des réponses opposées à l'examen.
Un panonceau peut-il être utilisé seul ?
Non. La Convention de Vienne prévoit que les panneaux additionnels sont placés sous les signaux : ils complètent un panneau, ils ne créent pas de règle à eux seuls. Si vous voyez un panonceau, lisez toujours d'abord le panneau principal, puis appliquez la précision qu'il apporte à ce panneau-là.


