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Rédaction A+ PERMIS BÉNIN
Équipe éditoriale de l'application A+ PERMIS BÉNIN
Alcool, fatigue et médicaments : l'examen du code attend surtout de bons réflexes, comme savoir que l'alcool reste des heures dans le sang, reconnaître les signes de fatigue, lire la notice d'un médicament et, dans le doute, ne pas prendre le volant. Voici les repères à connaître et les pièges des questions.
Alcool, fatigue et médicaments : sur ces sujets, l'examen du code ne vous demande pas d'être médecin. Il vérifie que vous connaissez quelques repères simples et que vous choisissez toujours la réponse la plus prudente. Voici ce qu'il faut savoir, d'où viennent les chiffres, et comment éviter les pièges des questions.
Pourquoi l'examen parle-t-il d'alcool, de fatigue et de médicaments ?
Parce que l'état du conducteur est une cause majeure d'accidents, et que le programme du code le traite comme un thème à part entière.
Le manuel du candidat de la Direction générale des transports terrestres (édition 2011) consacre un chapitre aux infractions, à l'incivisme et au secourisme. On y trouve des questions sur l'alcool, la fatigue, le téléphone et les premiers secours. Le même manuel cite la fatigue, le non-respect des règles, la vitesse excessive et l'ivresse parmi les principaux facteurs d'accident.
Le Centre national de sécurité routière (CNSR) va dans le même sens. Dans sa campagne AGIR de 2026, il cite l'inattention, l'alcool, l'excès de vitesse, la distraction et le non-respect des règles parmi les causes fréquentes des accidents mortels. Nous détaillons cette campagne dans notre article sur la campagne AGIR du CNSR.
Enfin, l'aptitude à conduire est vérifiée dès l'inscription. La fiche officielle d'inscription à l'examen, sur le Portail national des services publics, demande un certificat d'aptitude médicale. L'examen du code prolonge cette logique : il vérifie que vous saurez reconnaître le moment où vous n'êtes plus en état de conduire.
Que faut-il savoir sur l'alcool pour l'examen ?
Il faut retenir quatre repères physiologiques, valables partout. Ils viennent de la Délégation à la sécurité routière française, qui les publie dans un dépliant de prévention (2020).
- Un verre standard (bière, vin, whisky ou apéritif servi au bar) contient environ 10 g d'alcool pur.
- Chaque verre standard fait monter l'alcoolémie (le taux d'alcool dans le sang) d'environ 0,25 g/l de sang en moyenne.
- Le pic arrive environ 30 minutes après avoir bu à jeun, et environ 1 heure après avoir bu pendant un repas.
- L'élimination est lente : 0,10 à 0,15 g/l par heure pour une personne en bonne santé. Aucune recette, ni café ni douche, ne l'accélère.
Un exemple concret
Vous buvez trois verres standard lors d'une fête. En moyenne, votre alcoolémie monte d'environ 0,75 g/l. À raison de 0,10 à 0,15 g/l éliminés par heure, il vous faut entre 5 h et 7 h 30 environ pour revenir à zéro. Si la fête finit à minuit, vous n'êtes donc pas en état de conduire tôt le matin.
Attention aux quantités réelles. La hausse varie selon le sexe, l'âge, la corpulence, la fatigue et l'alimentation. Et un verre servi à la maison ou une grande bouteille ne correspond pas forcément à un verre standard : le calcul donne un ordre de grandeur, jamais une autorisation de reprendre le volant.
Quels sont les effets sur la conduite ?
Dès 0,5 g/l, selon la Sécurité routière française, l'alcool :
- rétrécit le champ visuel ;
- fausse la perception des distances et du relief ;
- rend plus sensible à l'éblouissement, par exemple par les phares la nuit ;
- réduit la vigilance et perturbe la coordination des gestes ;
- pousse à prendre plus de risques, parce qu'il désinhibe.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) ajoute que le risque d'accident commence dès de faibles alcoolémies et augmente nettement à partir de 0,4 g/l. Chez les jeunes conducteurs, la Sécurité routière française indique que l'alcool multiplie le risque d'accident par 18.
Et le taux légal au Bénin ?
C'est le point à ne pas inventer. Nous n'avons trouvé aucun taux légal d'alcoolémie dans une source béninoise. Selon le profil pays de l'OMS publié en 2023, une loi nationale sur l'alcool au volant existe, mais aucun taux limite n'est renseigné ; des contrôles aléatoires d'alcoolémie sont pratiqués.
Les chiffres de 0,5 g/l et 0,2 g/l que l'on voit circuler sont des règles françaises. Un projet de loi portant code de la route, transmis à l'Assemblée nationale par le Conseil des ministres du 24 septembre 2025, traite de l'alcool et des stupéfiants ; nous n'avons pas trouvé de source confirmant son adoption. Pour l'examen comme pour la route, la règle pratique est simple : si vous conduisez, vous ne buvez pas.
Comment reconnaître la fatigue au volant ?
La fatigue s'annonce par des signes précis, et le seul remède est de s'arrêter. Selon la Sécurité routière française, les signes d'alerte sont :
- des picotements dans les yeux ;
- une raideur de la nuque ;
- des douleurs dans le dos ;
- un regard qui se fixe.

Au Bénin, les situations à risque sont faciles à repérer : un long trajet sur une route nationale après une journée de travail, un retour de cérémonie tard le soir, une nuit courte avant de prendre la moto. La fatigue aggrave aussi les effets de l'alcool, puisqu'elle fait partie des facteurs qui font varier l'alcoolémie.
Le bon réflexe tient en trois étapes : quitter la route dans un lieu sûr, se reposer avant de repartir, ou confier le volant à quelqu'un de reposé. Sur un long trajet, le manuel du candidat recommande une pause d'au moins 10 minutes toutes les deux heures. Ouvrir la vitre ou monter le son ne remplace pas le repos.
La nuit et la pluie accentuent la fatigue visuelle. Relisez nos conseils pour conduire de nuit et sous la pluie.
Que retenir sur les médicaments et les drogues ?
Retenez une règle : certains médicaments et toutes les drogues peuvent rendre la conduite dangereuse. Lisez toujours la notice.
Pour les médicaments, la Sécurité routière française rappelle que certains sont incompatibles avec l'alcool. La notice indique les précautions à prendre. En cas de doute, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de conduire. Ne vous fiez pas à votre impression du moment.
Pour les drogues, les effets sont connus :
- elles diminuent la capacité à contrôler sa trajectoire ;
- elles allongent le temps de réaction ;
- elles réduisent la vigilance ;
- elles donnent une fausse sensation de sécurité.
L'OMS indique que la consommation d'amphétamines multiplie environ par 5 le risque d'accident mortel. Selon la Sécurité routière française, l'association de l'alcool et de la drogue multiplie par 29 le risque d'accident chez les jeunes conducteurs.
Ces effets pèsent sur la distance d'arrêt. Le temps de réaction d'un conducteur en bon état varie déjà de 1 à 2 secondes ; tout ce qui l'allonge rallonge la distance parcourue avant de freiner. Revoyez ce calcul dans notre article sur les distances de sécurité et les limitations de vitesse.
Côté règles, l'OMS relevait en 2023 l'absence de législation béninoise spécifique sur la conduite sous l'effet de drogues. Le projet de code de la route de 2025 en traiterait, selon la presse. Là encore, l'examen attend de vous le comportement prudent, pas un article de loi.
Comment répondre aux questions de l'examen sur ces thèmes ?
Choisissez toujours la réponse qui protège : ne pas conduire, attendre, s'arrêter, passer le volant. Sur l'état du conducteur, les pièges portent moins sur le calcul que sur le bon sens.
Trois familles de pièges reviennent :
- Les fausses recettes. « Boire un café », « prendre une douche froide », « manger avant de partir » : aucune de ces solutions ne fait baisser l'alcoolémie. Seul le temps compte.
- Le ressenti. « Je me sens bien, je peux conduire » est toujours faux. L'alcool atteint son pic 30 minutes à 1 heure après la consommation, et la désinhibition pousse à prendre plus de risques.
- Les demi-mesures. « Rouler moins vite » ou « ouvrir la fenêtre » face à la fatigue ne suffit pas. La bonne réponse est de s'arrêter et de se reposer.
Certaines questions du manuel de 2011 semblent reprendre des chiffres venus du code français. Répondez selon la logique de sécurité et entraînez-vous sur les séries officielles. Pour la méthode générale, voyez notre guide pour réussir l'examen du code de la route au Bénin.
Ces thèmes touchent aussi aux accidents. Si vous arrivez sur les lieux d'un accident, les gestes à connaître sont dans notre article protéger, alerter, secourir.
À retenir
- Un verre standard fait monter l'alcoolémie d'environ 0,25 g/l, et le corps n'en élimine que 0,10 à 0,15 g/l par heure.
- Ni café ni douche n'accélèrent l'élimination : seul le temps compte.
- Aucun taux légal d'alcoolémie n'est publié dans une source béninoise ; 0,5 g/l est la règle française.
- Yeux qui picotent, nuque raide, mal de dos, regard fixe : arrêtez-vous et reposez-vous.
- Médicaments : lisez la notice, demandez conseil, et dans le doute, passez le volant.
Pour vous entraîner sur les questions d'infractions et de comportement, même sans connexion, téléchargez l'application A+ PERMIS BÉNIN.
Sources
Pages consultées le 29 septembre 2026, sauf mention contraire.
- Délégation à la sécurité routière (France), dépliant « L'alcool et la conduite, prenez la mesure du risque », octobre 2020 : https://www.securite-routiere.gouv.fr/sites/default/files/2020-11/depliantalcool2020_bd.pdf
- Délégation à la sécurité routière (France), dépliant « Jeunes conducteurs, connaissez-vous les risques ? », octobre 2024 : https://www.securite-routiere.gouv.fr/sites/default/files/2024-09/depliant_jeune_conducteur.pdf
- Sécurité routière (France), campagne « Passe le volant » (2012) : https://www.securite-routiere.gouv.fr/actualites/trop-dalcool-trop-de-fatigue-trop-de-medicaments-passe-le-volant-la-campagne-de-la
- Organisation mondiale de la santé, « Traumatismes dus aux accidents de la route », fiche mise à jour le 20 juillet 2026 : https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/road-traffic-injuries
- Organisation mondiale de la santé, Global status report on road safety 2023, profil pays Bénin : https://www.who.int/publications/m/item/road-safety-ben-2023-country-profile
- Centre national de sécurité routière, communiqué AGIR 2026, 11 février 2026 : https://www.cnsr.bj/communique-de-presse/communique-de-presse-agir-11-fevrier-2026.pdf
- Portail national des services publics, fiche PS00879 (inscription à l'examen du permis de conduire) : https://www.service-public.bj/public/services/service/PS00879
- SRTB, « Sécurité routière : le Bénin va adopter un nouveau code de la route », 25 septembre 2025 : https://srtb.bj/securite-routiere-le-benin-va-adopter-un-nouveau-code-de-la-route/
- Manuel du candidat à l'examen du permis de conduire, Direction générale des transports terrestres, édition 2011 (chapitre VI : infractions, incivisme, secourisme ; question 593 sur les pauses)
Questions fréquentes
Quel est le taux d'alcool autorisé au volant au Bénin ?
Aucun taux n'est publié dans une source béninoise que nous avons consultée. Selon l'OMS (2023), une loi sur l'alcool au volant existe au Bénin, mais sans taux limite renseigné, et des contrôles aléatoires sont pratiqués. Le 0,5 g/l souvent cité est la règle française. Le plus sûr reste de ne pas boire avant de conduire.
Le café permet-il de faire baisser l'alcoolémie plus vite ?
Non. Selon la Sécurité routière française, aucune recette, ni café, ni douche, n'accélère l'élimination de l'alcool. Le corps élimine en moyenne 0,10 à 0,15 g/l par heure, et seul le temps fait baisser le taux. À l'examen, toute réponse qui propose un remède rapide est un piège.
Combien de temps faut-il attendre après trois verres avant de conduire ?
Plusieurs heures. Trois verres standard font monter l'alcoolémie d'environ 0,75 g/l en moyenne, et le corps en élimine 0,10 à 0,15 g/l par heure : il faut donc compter environ 5 h à 7 h 30 pour revenir à zéro. Ce sont des moyennes, qui varient selon chaque personne.
Que faire si l'on se sent fatigué en conduisant ?
S'arrêter dès que possible dans un endroit sûr et se reposer, ou confier le volant à un conducteur reposé. Les yeux qui picotent, la nuque raide, le mal de dos et le regard qui se fixe sont des signes d'alerte. Ouvrir la fenêtre ou monter le son ne remplace pas le repos.

